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Source : Allodocteurs.fr

 

Je suis en arrêt depuis cet été, que cela fait donc 6 mois bientôt que cela dure.

Grande première pour moi mais comme dirait ma conseillère du Bilan de Compétences, je suis dans l'incapacité de remettre les pieds sur mon lieu de travail et je sais que plus le temps défile et plus ça sera encore plus difficile d'autant plus que je suis convaincue que je ne suis plus du tout la bienvenue...

Clairement, il faut que j'en sorte, j'envisageais de plus en plus la rupture conventionnelle mais paradoxalement je ne me sentais pas encore prête à franchir le cap. Bien évidemment la démission n'est pas du tout à l'ordre du jour, j'y perdrais beaucoup trop, mes acquis, mes droits et tout le tralala...

J'avais conscience que cela allait arriver mais pas si vite ! En même temps qui c'est qui s'est fait contrôler pour avoir prolongé de 15 jours son congé maternité ?? C'est bibi. Mais à cette époque, ils se sont même excusés de nous avoir fait déplacées moi et mon bébé pour rien.

Mais là, je me suis sentie oppressée, agressée, dévisagée telle une moins que rien...

Je suis suivie par une Psychologue spécialisée dans le domaine du travail mais ça ne suffit pas, il aurait fallu que je sois plutôt suivie par un psychiatre...

Je suis sous cachetons depuis le début de mon arrêt avec quelques périodes où j'ai pu m'en passer mais non, ça ne suffit pas, il aurait fallu des anti-dépresseurs plutôt que des anxiolytiques...

Je suis en plein bilan de compétences pour essayer d'y voir plus clair et aborder une rupture plus sereinement mais non, ça ne suffit pas, il aurait fallu que je la demande dès le début..

J'ai fait un burn-out mais pas suffisamment gros pour être pris en compte...

Je sais bien qu'ils font leur travail, que quelque part leur décision est justifiée, qu'il faut contrôler les abus et que cela fait partie de l'ordre des choses...

Mais, je voulais juste qu'on me foute la paix pour me laisser préparer ma sortie tranquillement et de manière posée et réfléchie mais non, on me presse au derrière pour que je rencontre la médecine du travail (et ce n'est pas faute de l'avoir contactée mais qu'on m'a répondu qu'ils étaient en sous effectif et donc dans l'incapacité de me recevoir tant que je n'avais pas repris le boulot : vous le voyez le cercle vicieux ou le serpent qui se mord la queue ?)

Mais non, il va falloir accélérer les choses et me faire violence alors que je déteste être bousculée surtout en ce moment...

Je vous le donne dans le mille, j'ai aussitôt appelé ma psy pour avancer mon prochain RDV le plus tôt possible pour refaire le point.

Je me sens perdue, déboussolée, démotivée comme une envie de tout plaquer...

J'en ai même perdu l'appétit alors que je n'ai mangé qu'un bout de pain ce matin tellement j'avais la boule au ventre...

J'ai le goût à rien alors je vais rester sur mon fauteuil, à laisser les heures tournées jusqu'au moment de récupérer mes louloutes et que cette journée de merde se termine...

Demain est un autre jour mais j'avoue qu'il me fait de plus en plus peur...