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Le Principe : Sur une idée de ma copinaute Coralie de C'était Comment Avant ?, tous les 15 jours, une lettre imposée et on choisit un mot ou un thème sur lequel on écrit notre article. (Tous les détails ici)

Après

A comme Allaitement,

B comme Bilan,

C comme Colère,

D comme Demain,

E comme Elles,

F comme Finances,

G comme Grande, Ma Grande,

 

Nous voici donc à la lettre H avec cette fois-ci un mot imposé : Histoire.

Que vais-je donc bien raconter là-dessus ?!

Je pourrais vous raconter l'histoire que je suis en train de lire mais ça je le réserve pour ma chronique "Ma Bibliothèque"

Je pourrais vous présenter la dernière histoire que j'ai lu aux filles mais je la garde pour la reprise de "Chut, les enfants lisent"

Je pourrais vous parler de l'Histoire avec un grand H comme j'ai pu l'évoquer dans mes origines.

Mais je vais juste vous conter cette histoire...

 

Elle était toute fière de pouvoir enfin aller au collège avec son beau vélo tout neuf. Ce chemin elle le connaissait par coeur pour l'avoir parcouru à pied chaque matin et chaque soir pendant toute son année de 6e.

Il était petit son vélo mais comme elle était pas bien grande, ça lui convenait ainsi, elle se sentait plus en sécurité que sur le gabarit d'au-dessus.

Ce jour-là, elle portait un beau chemisier orange qui lui allait particulièrement bien au teint. Elle se sentait bien et avait le sourire aux lèvres.

Elle enfourcha son petit vélo blanc et prit la route du retour.

Et soudain, on ne sut pas trop comment, son guidon s'empétra dans un autre et elle fit un vol plané.

A l'époque, point de casque obligatoire, alors elle se protégea le visage comme elle put.

A l'époque, point de téléphone portable surtout pour une collégienne, alors son amie qui avait vu toute la scène courut à toute jambe jusque chez elle pour avertir les secours et le père de son amie.

Toute sirène hurlante, les pompiers arrivèrent sur les lieux, la jeune fille était malheureusement inconsciente. Vu la gravité des évènements et pour s'assurer que le cerveau n'avait pas pris un coup, ils l'emmenèrent à 40 bornes de là, là où les équipements étaient plus performants que dans l'hôpital situé à quelques mètres de l'accident.

Les scanners n'avaient rien signalé d'alarmant mais la pauvre enfant avait sombré dans le coma...Ses parents en étaient dévastés et ils ont prié de toute leur âme de tout leur coeur pour qu'on leur rende leur petite fille...

Un jour, puis deux passèrent sans qu'aucun changement ne se manifeste jusqu'à ce 3e jour où elle ouvrit enfin les yeux.

Elle se demanda où elle était, quels étaient ces fils qui la reliaient à ces machines puis elle ferma à nouveau les yeux.

A son réveil, elle n'était plus branchée mais elle avait une douleur au visage...Sa mère était tellement heureuse de la voir enfin éveillée qu'elle ne put s'empêcher de lui crier dessus..Elle avait des égratignures et des brûlures sur le visage, les mains et les avant-bras, elle avait une dent et demi en moins mais qu'importe, elle était là et bien vivante et des larmes coulaient sur son visage...

Une semaine était passée depuis son entrée au service pédiatrique de l'hôpital. Elle avait eu beaucoup de visites mais elle en avait marre de rester allongée sur le lit, à faire pipi dans une bassine.

Et un beau jour, un médecin l'autorisa enfin à se lever. Quelle sensation étrange de poser ses pieds à terre, c'était comme si la terre se dérobait sous ses pieds mais après un essai un peu bancal, elle fut heureuse de pouvoir se balader dans les couloirs, de pouvoir tout simplement aller aux toilettes dans la plus grande intimité.

Quelques jours après, elle put enfin rentrer chez elle. Son père avait aménagé le RDC en conséquence pour qu'elle n'ait pas à monter les escaliers. Ils la couvaient déjà beaucoup mais ils la couvaient encore plus depuis son accident à tel point qu'ils lui interdirent de remonter sur un quelconque vélo...

La vie reprit son cours, elle retourna donc à pied au collège où elle rattrapa sans problème ses deux semaines de retard mais elle dut supporter encore quelques semaines durant les moqueries de certains de ces camarades...

 

 

Croyez-le ou non, cette histoire est la mienne et je dois vous avouer que ça secoue un peu de revivre ces moments...