La nuit porte conseil comme on dit.

Je pense finalement être à ma place. La route va être longue et semée d'embûches mais je pense que je suis prête aujourd'hui bien plus que je ne l'ai été enfant, bien plus qu'en 2015 où je ne me suis même pas présentée aux écrits, bien plus qu'hier et je l'espère bien moins que demain.

Oui, je l'avoue je me suis réinscrite au concours sur un coup de tête parce que je ne voyais pas d'autres issues possibles et que je ne voulais pas perdre de temps au cas où. Je m'étais d'ailleurs imaginé ne pas aller aux écrits comme la fois précédente parce que j'aurai trouvé une autre option mais à y réfléchir tous les jours et toutes les nuits c'est devenu une évidence : et pourquoi pas ? Mes arrêts maladie m'ont permis de monopoliser mon temps de manière efficace même si psychologiquement je restais très fragile avec toujours cette crainte de devoir retourner au travail et côtoyer de nouveau mes bourreaux et puis j'avais bien compris que je n'étais plus la bienvenue...

Bref, quelque part de préparer ce concours m'a permis de donner un nouveau sens à ma vie et à mon avenir. Ça m'a permis de ne presque plus penser à mon travail, de me reconstruire petit à petit et d'y voir lå comme un signe : être là où je dois être. Ce n'était pas hier, ça ne serait pas demain mais c'était maintenant.

Et puis au hasard des réseaux sociaux, j'ai découvert qu'une de mes amies de fac le préparait tout comme ma copinaute Maman sur le fil. De savoir que je n'étais pas seule dans cette galère ça m'a fait un bien fou car on se soutenait mutuellement.

Et finalement j'ai décroché le Saint Graal et cela m'a ouvert les portes de toutes les possibilités : une nouvelle vie !

Hier encore je me demandais de que je foutais là : est-ce le bon choix ? Mais finalement de l'avoir écrit noir sur blanc, cela a fait titiller mes neurones et de revenir sur ce pourquoi je l'ai fait, la raison toute première, celle de mon fort intérieur : les enfants. Indépendamment des travers, des passe-droits et autres #pasdevague, je veux me dire que je peux faire quelque chose de concret, de leur apporter les outils, les savoirs et toute la bienveillance pour qu'ils s'épanouissent, pour qu'ils aient de nouveau confiance en cette institution que représente l'école. 

Aujourd'hui je compte bien apprendre à devenir Professeure des Écoles. Et je vous l'avoue j'ai déjà plus d'outils plus ou moins bien ficelé sans ma tête et sur mon ordi qu'en septembre où c'était plutôt un champ de bataille car j'en avais partout et nulle part.

Bref, je suis Maîtresse !